Depuis Noël, je m'efforce de lâcher prise.  Je travaille fort, ce n'est pas facile tous les jours mais j'y arrive plutôt bien je pense.  J'apprends de plus en plus ce qui me fait plaisir, ce qui me remplie de bonheur.  Non, ce n'est pas tout à fait juste.  J'ai toujours su apprécier ces petits bonheurs quotidiens qui ne coûtent pas cher.  Mais j'apprends maintenant à leur faire plus de place dans ma vie, à les provoquer pour que ma vie soit plus belle, plus zen. 

L'un de ces bonheurs s'est produit pas plus tard qu'hier: en allant au poulailler chercher les oeufs, mon homme a ramené notre plus grosse récolte de notre courte vie d'aviculteurs.  Huit beaux cocos.  Bruns, blancs, crèmes.  Petits, moyens, gros.  Propres, sales, pointus, dodus.

Ça m'a rendue heureuse!

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Il n'y a pourtant rien de plus simple qu'un oeuf et tellement logique quand on a des poules dans sa cours arrière.  Ils me rendent heureuse ces petits cocos parce que nous avons investi un peu de sous mais surtout beaucoup d'énergie et de temps pour arriver à se construire une basse-cours qui nous ressemble enfin (je sais, ça sonne étrange mais il y a autant de basse-cours qu'il y a d'éleveurs!) juste par plaisir pur et simple, parce que ces petites boules de plumes nous apportent beaucoup.  Ils me rendent heureuse parce que je sais que c'est le reflet de ces investissements, du confort, des soins, de l'amour qu'on apporte à nos poulettes qui se trouve dans ses huit cocos.