Parfois, la vie est drôlement faite.  Elle nous envoie des signes exactement au moment où on en a besoin pour continuer d'avancer. 

Tout débute, la semaine dernière, samedi matin. Nous venions de nous lever, nous nous préparions parce que c'était un grand jour pour notre fi-fille. Elle s'apprêtait à aller recevoir le sacrement de la réconciliation qui sera suivi de sa première communion la semaine prochaine. L'idée m'est venue de ressortir ma chaîne et de la porter ce matin-là. Il s'agit d'un médaillon représentant une maman qui tient son enfant dans ses bras. Un petit médaillon en argent acheté lorsque Florance a mis ses ailes pour la sentir près de moi quand elle quitterait mon ventre. Je l'avais porté quotidiennement les 2 premières années mais un jour, la chaîne s'est brisée et bien que je l'aie remplacée par une vieille chaîne en or que je possédais, j'avais trop peur de la perdre et je la réservais pour les occasions spéciales. Ce matin-là, je l'ai passée dans mon cou et j'ai fait une grimace devant le miroir : un médaille argenté sur une chaîne en or, ça ne fonctionne juste pas! Fi-fille, qui me regardait, m'a fait remarquer que l'homme avait une chaîne que je pourrais utiliser. Une chaîne en argent, solide, qui faisait tomber le pendentif exactement là où je le voulais.

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Je suis donc partie pour l'Église avec le pendentif de Florance au cou. En attendant que la petite cérémonie ne débute, de la musique jouait. J'ai réalisé que c'était de la musique païenne, ce qui est plutôt inhabituel dans une Église catholique. En tendant l'oreille, j'ai réalisé que c'était la chanson que nous avions choisie pour notre première danse lors de notre mariage. Une vieille chanson de John Denver : Annie's song. J'ai donné un coup de coude à mon homme pour le lui faire remarquer et ça l'a fait sourire.

Quand nous sommes revenus à la maison, mon homme m'a mentionné que curieusement, 2 ou 3 jours plus tôt, quelqu'un lui avait demandé quel était le moment où il avait été le plus heureux et il avait mentionné que c'était le jour de notre mariage. Plus particulièrement lors de notre première danse. Wow! Déjà qu'à l'Église j'y avais vu un signe, c'était maintenant troublant.

Le lendemain, dimanche, je suis allée à l'Église avec l'aîné et fi-fille puisque celui-ci se prépare à faire sa confirmation et les rencontres se déroulent après la messe du dimanche. Quelle ne fût pas ma surprise d'entendre l'aumônier lire le passage de l'Évangile qui parle de Thomas qui avait eu besoin de voir et de toucher les marques pour croire en la résurrection de Jésus. Thomas, l'incrédule, qui ne voyait pas les signes, qui avait besoin de quelque chose de visible, de tangible, de logique pour croire. Quel drôle de moment pour me rappeler son histoire, moi qui me demandait si j'étais folle de voir tant de signes qui me semblait envoyé par Florance.  Curieusement, lorsque j'étais enceinte des jumeaux et que ma grand-mère a su que nous voulions appeler notre fille du même prénom qu'elle, elle en a été grandement touchée et m'avait demandé de nommer son jumeau Thomas.  C'était le 2e prénom de mon grand-père, elle aurait aimé que mon fils le porte d'une façon ou d'une autre. 

Parfois, il n'y a juste pas d'explication. Parfois, les signes sont trop grands, trop nombreux, pour n'être que des coïncidences. Parfois, je mets mon côté « Thomas » de côté et ça me fait plaisir de croire que ma fille m'envoie des câlins à sa façon.