Vous le savez déjà, j'ai publié l'histoire trop courte de Florance et les ventes vont bon train. Depuis que je me suis lancée dans l'aventure de la publication et de la promotion, je réalise à quel point c'est plus complexe qu'il ne paraît et combien ça demande d'énergie, du moins quand on sort de nul part avec un bouquin entre les mains!

J'ai reçu des commandes d'un peu partout, dont quelques commandes provenant d'Europe.  Sur un coup de tête, j'ai envoyé mon manuscrit par courriel à une maison d'Éditions là-bas. Ça me simplifierait tellement la vie qu'il soit disponible en sol français parce que la livraison est plutôt coûteuse et les délais trop long à mon goût.

Cette semaine, mon homme me texte me disant que j'avais reçu une enveloppe épaisse en provenance de la France. J'étais plutôt intriguée. En arrivant à la maison, je vois la-dite enveloppe qui trône fièrement sur le comptoir et je reconnais tout de suite le logo de la maison d'éditions dans le coin gauche. Mon coeur s'emballe parce que je sais très bien que s'ils ont pris le temps de m'envoyer une enveloppe, c'est qu'il doit y avoir une raison positive à l'intérieur. Dans le cas contraire, ils n'auraient pas dépenser 10$ pour me le faire savoir et se seraient contenter d'un simple courriel.

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J'ouvre l'enveloppe qui contient plusieurs documents. Sur le dessus, une lettre débutant par « Chère madame » trop longue à lire à mon goût si bien que je la survole pour y lire « s'est déclaré favorable à sa publication », « le prix de vente retenu pour votre livre imprimé est de... ». Je regarde la deuxième feuille qui a, pour entête « Commentaire de lecture » et qui se termine par : « Avis du Comité de lecture : Favorable ». En dessous, un contrat en 2 copies et un feuillet explicatif de la compagnie.

Je CAPOTE!!! Je tremble, j'ai envie de rire et de pleurer si bien que j'appelle ma mère et je texte mon homme en même temps pour partager ce moment de bonheur. Ils sont fiers de moi qui flotte sur mon nuage. Je n'en reviens pas qu'un seul envoie ait mené à un contrat puisque ça n'avait pas été le cas l'an dernier quand je l'avais envoyé à quelques maisons d'éditions québécoises.

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Mon homme revient à la maison avec un beau bouquet tout jaune pour célébrer et c'est là que je prends le temps de lire le contenant de l'enveloppe en entier. Il me semblait bien que ça ne pouvait pas être aussi beau : ce qu'on m'offrait, c'était bien un contrat pour l'éditions de mon livre, mais avec un partage des coûts. Honnêtement, avec le montant qu'on demande, je doute fort que la maison d'éditions mette la main dans sa poche!

Oh, si j'avais un best-seller entre les mains, ce serait un premier contrat très intéressant puisque qu'il comprend les 400 premiers exemplaires et qu'ensuite, ils prennent tous les frais en charge. Toutefois, pour que ce soit rentable de mon côté, pour que j'encaisse le premier sous, il faudra vendre plus de 1000 livres! Pas que je doute de mon livre, mais le sujet est très niché et ne rejoint pas monsieur et madame tout le monde!

Bref, j'ai énervée ma mère trop vite, mais mon homme m'a laissé mon bouquet me disant qu'il l'avait acheté pour souligner la réception d'un premier contrat, non pas son acceptation. Que je l'aime lui!

La morale de l'histoire : attendre au moins une heure avant de m'emballer devant quelque chose qui semble tomber du ciel, juste au cas où il y ait des petits caractères que mon bonheur ignore volontairement à la première lecture!