Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent, la fin de semaine dernière, j’ai laissé mes petites bêtes derrière et j’ai pris l’avion pour vivre une belle aventure : je suis retournée dans ma patrie pour présenter mon livre aux gens de chez nous.  Il y a quelques semaines, j’ai osé contacter le comité organisateur du salon de la famille de La Sarre pour leur proposer de faire une petite place au deuil périnatal pendant l’événement et les filles ont été emballé par l’idée.

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Bref, j’ai paqueté mes bouquins, mes banderoles et mes robes, et j’ai mis le cap à l’ouest!  Ce fût une fin de semaine mémorable, non seulement parce que j’ai pu passer du temps avec ma famille, mais surtout grâce à l’accueil que j’ai reçu pendant le salon.  Dans mes rêves les plus fous, j’avais espéré vendre un ou deux exemplaires et attiré quelques personnes devant mon kiosque.  En installant mes affiches, je me suis demandé comment j’avais pu penser qu’un livre sur la mort pouvait avoir sa place dans un événement qui célébrait la vie.

 

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Pourtant, une heure après l’ouverture des portes, j’ai dû me rendre à l’évidence que j’avais ma place dans ce salon destiné aux familles, que les gens (surtout les mamans) avaient besoin qu’on parle du deuil périnatal.  On m’a demandé de raconter l’histoire de Florance des dizaines de fois, mais surtout, j’ai eu le privilège de pouvoir faire la connaissance de tout petits bébés par le biais de leur maman…

 

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Jacynthe avait entendu parler de ma présence au salon et elle est passée juste pour me raconter l’histoire magnifique d’Isaac qui veille sur son petit frère.

Vanessa m’a parlé de sa petite étoile partie trop tôt qui a laissé une trace indélébile sur son cœur.

Geneviève a pris le temps de me raconter la trop courte histoire de Billy-Jane, la fille de son amoureux, et de me présenter leur petite Zaria pleine de vie. 

Et puis il y a eu la courageuse Solange qui avait besoin du réconfort que pouvait peut-être lui apporter mon histoire pour arriver à apprivoiser la sienne.    

Il y a eu ces mamans qui sont arrêtées doucement, attirées par la couverture, pour feuilleter quelques pages.  J’ai respecté leur silence sachant trop bien qu’il cachait sans doute une peine trop récente qu’elles n’arrivaient sans doute pas encore elles-mêmes à la mettre en mots.

 

Je suis revenue de voyage le cœur débordant de fierté.  Fière d’avoir participé à mon premier événement promotionnel et d’avoir su toucher les gens.  Fière d’avoir pu présenter l’histoire de ma fille.  Surtout extrêmement fière d’avoir pu donner une place à la peine que vivent les parents qui ont perdu un bébé peu importe le nombre de semaines ou de mois.