Quand on parle géographie à la table, c’est plutôt cocasse : maman qui est née au fin fond de l’Abitibi, papa qui est (un faux) montréalais, l’aîné qui est né à Québec, les 3 autres qui sont nés au Nouveau-Brunswick et nous avons maintenant un pied à terre à l’Île-du-Prince-Édouard! Sommes-nous québécois?  Néo-Brunswickois?  Acadiens?  La façon la plus simple d’y répondre est sans doute de dire que nous sommes des Canadiens et de formidables citoyens du monde!

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Demain, 15 août, ce sera la célébration pour tous les Acadiens et Acadiennes.  J’ai demandé à ma fille ce qu’était un Acadien : « c’est quelqu’un qui parle français, mais qui est né dans un endroit où tout le monde parle anglais, comme moi! ».  Même si ce n'est pas tout à fait exact, j’aime bien sa façon toute simple de voir la chose!

On parle beaucoup du combat des Québécois pour conserver leur langue, mais quand on sort de la province, on réalise qu’au Québec, ce n’est plus un combat.  La tâche en est plutôt une de « casque bleu » pour préserver la paix.  Dans les autres provinces, les francophones doivent se battre contre tous ceux qui leur disent d’aller au Québec s’ils veulent avoir des services en français (oh oui, je me le suis fait dire plusieurs fois sur les réseaux sociaux).  Ils doivent se battre contre ceux qui lèvent le poing dès que le gouvernement accorde un peu d’argent à une école francophone sous prétexte que l’école de leurs enfants le mérite davantage.  Ils doivent se battre contre ceux qui se croient fermement supérieurs parce que l’anglais est la langue internationale.  Ils doivent se battre pour que leurs enfants ne soient pas gênés de dire qu’ils sont francophones.  Je pourrais en énumérer longtemps encore malheureusement.

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Demain, nous serons le 15 août.  Nous ne participerons sans doute pas au rassemblement, nous ne prendrons pas part aux festivités non plus parce que je me sentirais intruse parmi ces gens que j’admire et qui se battent depuis plusieurs générations pour faire valoir leurs droits fondamentaux.  Je prendrai quand même le temps d'expliquer à mes enfants l’histoire des Acadiens de souche. Je prendrai le temps de souligner de la chance qu’ils ont d’être parfaitement bilingues. Je prendrai le temps de les éduquer sur le fait que les gens ne sont pas tous ouverts d’esprit et qu’ils auront sans doute un jour à défendre le fait qu’ils parlent français, mais de toujours faire preuve de respect envers ceux qui auront des propos hostiles à leur égard parce qu’avec eux, la bataille sera perdue d’avance de toute façon!

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Mes amis acadiens et mes amies acadiennes: Bonne fête!