Ah les devoirs!  Ce petit bout de la journée auquel je vous un mélange d'amour et de haine.  D'amour parce que j'aime voir évoluer mes enfants, de savoir où ils en sont au plan scolaire, m'impliquer dans leurs apprentissages.  De haine parce que comme la majorité des adultes (si ce n'est pas la totalité) je déteste ramener du travail à la maison alors je comprends mal pourquoi les enfants devraient le faire.

Nous sommes chanceux, les deux plus vieux ont peu de devoirs à faire, ils les ont toujours faits sans trop rechigner et ils sont déjà plutôt autonomes. On assure un suivi sans plus. Le petit dernier commence à peine son parcours scolaire, mais il aimerait donc faire des devoirs chaque soir.

Pour mini, ce n’est pas si simple. S’il aimait ça quand il était à la maternelle (oui, ici la maternelle est un niveau comme les autres et équivaut ni plus ni moins à la première année de mon enfance) et qu’il ne rechignait pas trop en première année, cette année c’est une autre paire de manches.  En fait, ce n'est pas tellement les devoirs qui causent problème puisqu’il est très doué et pourrait facilement expédier la tâche de la semaine entière en 15 minutes top chrono, c’est plutôt le TDAH et le trouble d'opposition qui rendent trop souvent ce moment cauchemardesque.

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Il faut comprendre que pour notre mini, tout tourne à une vitesse affolante dans sa petite tête d'enfant.  Se concentrer pour faire une tâche du début à la fin lui demande énormément d'énergie.  Ça nous en demande également parce qu'on doit constamment lui rappeler ce qu'il a à faire.  Le fait qu'il se comporte de façon presque exemplaire à l'école sans avoir recours à la médication (pour le moment) signifie qu'il revient à la maison complètement épuisé (même si ça ne paraît pas parce qu'il saute partout).  Dès qu'il descend de l'autobus, c'est comme s'il débranchait son cerveau jusqu'au lendemain.  Dès qu'on lui demande quelque chose qu'il n'a pas envie de faire, il explose parce qu'il n'a plus la force de contrôler ses émotions et ses réactions.

Bien sûr, on a établi une routine: il sait qu'en franchissant la porte, il doit accrocher son manteau, vider sa boîte à lunch et son sac à dos, prendre sa collation et on s’installe ensuite pour faire les devoirs pendant 15 ou 20 minutes maximum. Toutefois, il y a à peu près tout le temps une crise, variant du grognement à la grosse colère, qui précède les devoirs.  Il ne sait pas toujours pourquoi, mais c'est plus fort que lui... et tellement fâchant pour nous.

Cette année, en plus d'une feuille de mathématique et de la lecture, il doit pratiquer l’orthographe et il a une liste d’une dizaine de petits mots courants en plus de 5 ou 6 mots défis à apprendre pour le petit test du vendredi. Si l’enseignante a simplifié les exercices qui les accompagnent depuis qu’elle a eu les deux plus grands dans sa classe, il reste que mini était réfractaire à s’asseoir pour les pratiquer... jusqu’à ce que je trouve LE truc pour l’intéresser.

Mon mini adore l’électronique, les jeux vidéo, son iPod. On s’installe face à face avec nos i-bébelles dans nos mains et je lui envois les émoticons représentant les mots à orthographier par message texte.  De son côté, il me répond en les écrivant. Quand ce sont des mots impossibles à imager (parce que mon imagination a ses limites!), je les lui dis et il m'envoie sa réponse par message texte. Quand on a terminé, on fait une session de conversation rigolote par émoticons qui déraille systématiquement, à son plus grand plaisir!  L'entendre rire aux éclats pendant qu'on fait ses devoirs, ça vaut de l'or!

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