Certaines personnes ont une confiance en eux qui est débordante, inébranlable.  Ils défoncent toutes les portes et se battent bec et ongles jusqu’à ce que leurs projets fonctionnent. On les entend partout, ils déplacent de l’air si bien qu’on a l’impression qu’ils ne dorment jamais tellement ils enchaînent les succès. Ils sont inspirants et on envie leur confiance sans faille.

Je les envie.

C’est peut-être dur à croire avec un blogue, plusieurs belles collaborations et un livre publié.  On pense sans doute que je déborde de confiance en moi… eh non!  C’est même tout le contraire.  J’ai besoin d’être rassurée, qu’on me dise que je suis belle, que je suis bonne et que je suis capable.  On doit me le dire souvent pour que j’arrive à y croire. 

J’ai toujours aimé écrire et c’est à 17 ans que j’ai réalisé que j’avais peut-être une plume agréable à lire.  J’avais soumis deux poèmes au comité de l’album des finissants de mon école secondaire et les deux avaient été sélectionnés pour faire partie de l’album de cette année-là.  Toutefois, je n’aurais jamais eu l’audace de croire que ce talent pourrait me mener quelque part.  J’en rêvais, certes, mais pas au point de l’exploiter autrement que dans mes loisirs. 

C’est seulement une douzaine d’années plus tard que l’idée de démarrer un blogue qui pourrait être lu par tout le monde m’a effleurée l’esprit.  Mais juste d’y penser, ça m’effrayait.  Est-ce qu’on me trouverait prétentieuse de croire que mes mots valaient la peine d’être lus?  Même si j’y crois un peu plus quatre ans plus tard, le syndrome de l’imposteur est encore bien présent.

C’est d’ailleurs une chose sur laquelle j’ai travaillé très fort pendant la dernière année : avoir confiance en moi, en mes capacités, mais surtout me donner le droit de croire que j’ai ma place.  Je dois avouer que j’ai fait des pas de géant de ce côté: j’arrive à être fière de moi, à être fière de ce que j’accomplie.  Je suis complètement sortie de ma zone de confort en osant promouvoir mon bouquin, mais depuis mon passage au salon du livre, depuis que j’ai eu la chance de jaser avec des inconnus qui se sont livrés sur des pans de leur vie qu’ils n’avaient alors révélés à personne, je crois sincèrement être capable d’apporter quelque chose aux gens.

confianceenmoi

J’ai décidé d’y croire et de foncer pour faire du bien aux parents orphelins à ma façon.  Quoique j’y suis peut-être allée un peu fort sur la confiance : dans les deux dernières semaines, plusieurs portes se sont ouvertes en même temps!  Me voilà avec un livre qui a trouvé son premier distributeur officiel, un deuxième livre en préparation, une troisième présence en salon et une conférence toute douce pour mettre un baume sur les cœurs des parents et permettre à leur famille de mieux comprendre. 

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Voilà ce dont j’avais besoin : me donner le droit d’y croire!