Ne pas déranger: sieste en cours
Savoir s'arrêter. Savoir profiter. Savoir savourer ces moments uniques qui ne reviendront jamais. Je pourrais dire que c'est ce que j'essaie de faire avec mes petites bêtes depuis que j'ai débuté mon année pour moi mais ce serait faux. C'est ce que j'ai toujours fait, dès le jour où j'ai fait mon tout premier test de grossesse sur lequel est apparu deux petites lignes. J'ai profité de chaque grossesse comme si ça allait être la dernière. Je me suis flattée le bedon à m'en demander si ce n'était pas ce qui causait mes vergetures! J'ai savourer les premiers mois de mes petites bêtes à m'en donner des crampes dans les mollets tellement de les ai bercés. Les livres de bébé sont tous remplis de photos, de petits mots, de souvenirs. Et puis tranquillement ils ont grandit et voilà que mon bébé n'en ai plus tellement un. Déjà qu'il devient autonome, il est en plus dans un espèce de complexe d'oedipe inversé: il aime son père d'un amour fou et le préfère largement à moi quand il a le choix! Mais c'est correct: je l'ai porté pendant 9 mois et allaité pendant plus d'un an tout de même. Mais il y a un moment où il ne me repousse jamais et me laisse le cajoler autant que j'en ai envie: le dodo. On lit des histoires, on fredonne des chansons, on se bécotte, on se fait des câlins, on apprécie, autant lui que moi, ce moment de bonheur à l'état brute. Et quand il est enrhumé comme aujourd'hui, je ne me fais pas prier pour mettre de côté mes obligations et m'étendre avec lui pour la sieste. Il n'y a rien de plus apaisant que la respiration lente et régulière d'un bébé.
***(J'omet volontairement de mentionner que c'est le cri de mort de fi-fille en train de se chicaner avec ses frères qui m'a tirée de mon sommeil.)








