Mes billets doux

jeudi 22 juin 2017

Fierté, quand tu nous tiens!

Dès l'instant où on songe à procréer, on a une image en tête de l'enfant qu'on souhaite avoir. Pendant une fraction de seconde, avant même qu'il ne soit au monde, on l'enfant, l'adolescent et même l'adulte qu'il sera ou plutôt comment on aimerait qu'il soit.  On sait très bien que cet idéal ne se matérialisera sans doute pas, mais c'est tout de monde ce qui guidera nos actions pendant les premières années de sa vie. Chaque parent a un idéal différent et tous ont leur raison d'être : on voit votre enfant sportif, studieux, extraverti, discret, solitaire ou entouré de gens...

Pour ma part, quand j'ai tenu mon fils dans mes bras pour la première fois, je souhaitais lui inculquer des valeurs qui feraient de lui un enfant respectueux des gens et des règles, un enfant agréable à côtoyer qui deviendrait, éventuellement, un adulte responsable. J'ai toujours cru que s'il partait avec ça dans la vie, il pourrait réaliser tout ce qu'il voulait.

Mardi, notre fils aîné a gradué de l'école primaire (eh oui, déjà). Pendant la cérémonie, on a remis des prix académiques et sportifs aux élèves qui se sont distingués, mais aussi des prix à caractère social qui encouragent le respect et le dépassement de soi. Un des dernier prix remis a été le prix « Bev Locker-French leadership award ». Il s'agit du prix remis par la directrice à un élève qui a su être un leader positif à l'école. Un élève qui accepte les autres comme ils sont et qui les amène à se dépasser par l'exemple qu'il projette. Un élève, choisi parmi les quelque 300 de l'école, qui aura l'honneur de voir son nom gravé sur une plaque dans le hall d'entrée. Quand on a nommé mon fils, j'avais le coeur rempli de fierté. Je suis fier de lui, de ce qu'il a accompli pendant l'année scolaire mais surtout, du jeune homme qu'il devient. 

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Suis-je étonnée? Qu'il ait reçu cette distinction parmi tous les élèves de l'école? Absolument! Qu'il soit autant apprécié de ses pairs, du personnel et de la directrice?  Non, pas du tout. Chaque fois que je mets les pieds dans l'école, il y a deux ou trois personnes qui viennent me voir pour me dire à quel point il est serviable, poli, respectueux. D'ailleurs, pendant la cérémonie, mon fils était assis à côté de Matthiew (dont j'ai parlé il y a quelque temps). J'ai pu le voir lui sourire à plusieurs reprise, l'encourager à le suivre au moment d'aller chercher leur diplôme. Et puis quand tout a été terminé et qu'on buvait un verre de limonade, l'intervenante d'un élève de 4e année est venue discuter avec mon grand : elle s'occupe d'un élève lourdement handicapé avec qui mon fils va régulièrement dîner pour lui tenir compagnie et elle souhaitait prendre une photo-souvenir avec les 2 garçons avant les vacances d'été. Sans compter qu'il y a toujours des amis autour de lui, heureux de le voir et il leur rend bien.

Et puis aujourd'hui, c'était au tour de notre fi-fille d'être reconnue. Elle a toujours été très indépendante, autonome mais discrète. Elle avait eu beaucoup de difficulté à s'intégrer quand elle a débuté la maternelle. Elle aimait son enseignante, ses camarades, mais elle n'arrivait pas à créer de lien avec quiconque. Ça lui a pris plusieurs mois avant de se sentir à l'aise. Au fil de ses 3 années passées dans sa petite école de rang, elle a su faire sa marque. Aujourd'hui, son enseignante a voulu souligner le fait qu'elle ait travaillé fort pendant toute l'année et qu'elle est appréciée de tous. Elle nous l'avait dit pour s'assurer qu'on soit présents à la cérémonie. Et puis, ce fût le tour de la directrice de remettre son prix à l'élève le plus méritant, une petite fille qui avait fait son entrée à la maternelle de façon timide et qui avait su sortir de son cocon. Une petite fille travaillante, respectueuse, qui est toujours prête à aider. Une petite fille qui va constamment vers ceux qui sont seuls à la récréation. Ma grande fille! Celui-là, je ne m'y en attendais pas une minute et elle non plus! Je connais bien les qualités de ma fi-fille, mais que d'autres le reconnaissent me fait chaud au coeur.

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Et puis il y a mon mini. Mon mini pour qui ce n'est pas aussi simple. Mon petit volcan d'émotion qui ne sait pas toujours comment les gérer, autant les belles qui sont souvent trop débordantes que les mauvaises qui font exploser ses colères. On s'attendait à lire des mots chaque semaine dans son agenda et recevoir plusieurs coups de fil pendant l'année scolaire nous disant qu'il ne respecte pas les règles, qu'il ne lève pas sa main avant de parler, qu'il crie après les autres enfants.  On s'attendait à ce qu'il passe beaucoup de temps dans le corridor pour se calmer, qu'il passe l'année dans le bureau de la directrice. On sait très bien qu'il a besoin d'encadrement.  Un encadrement difficile à offrir au sein d'un groupe de 18.  Il a, lui aussi, remporté un prix. Le prix de l'enfant qui a su étonner ses parents en sachant gérer ses émotions d'une main de maître à l'école et qui a su se conformer aux règles de vie de l'école.  Un prix offert par son papa et sa maman parce qu'on trouvait important qu'il sache à quel point on est fier de lui.

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Mais au-delà de leur bonheur personnel d'avoir été récompensés, j'ai eu l'impression de recevoir une grande tape dans le dos cette semaine.  C'est comme si on me disait : «Tu vois, ça n'a pas toujours été facile.  Tu t'es souvent demandée si vous faisiez les bons choix pour eux, si vous étiez trop ou pas assez sévères avec eux, si vous étiez de bons parents, mais regarde-les aller!  Sois fière de ce que vous leur avez inculqué! »


lundi 19 juin 2017

Le retour des couches et des petites cuisses potelées!

Oh non, ce n'est pas ce qu'on pourrait penser : la famille ne s'agrandira pas d'une quelconque façon! Même si on le voulait, la maison et la voiture sont remplies à craquer, nos deux derniers en valent quatre et nous ont coupé le minime envie qu'il pouvait nous rester d'avoir un autre bébé! En fait, la garderie du tout-petit est en mode vacances pour les deux prochaines semaines. Comme l'autre maman et moi travaillons au même endroit et que j'ai un travail plus administratif que je peux faire en soirée, ça me semblait logique et tellement plus pratique que je prenne congé et que je m'occupe de nos enfants cette semaine. J'ai donc pris congé du boulot pour ouvrir ma petite garderie éphémère!

Bon d'accord, c'est purement égoïste : j'avais envie de passer la semaine avec mon petit dernier avant que les grands ne terminent l'école! Il est fraîchement sorti de cette étape et pourtant, on dirait que j'avais oublié tout ce que ça impliquait que d'avoir un bébé à la maison! Tout ces objets avaient disparu de notre quotidien tranquillement, au fil du temps. Nous avions vendu ou donné les gros morceaux encombrants, les vêtements trop petits, la plupart des jouets de bébé mais j'avais gardé certain essentiels qui sont pratiques quand on reçoit des amis qui ont un bébé. Parce que ça, on s'en souvient très bien : quand on a un bébé, soit on devient des parents-escargots ou des parents-kangourous. Soit on transporte le quart de la maison quand on est reçus à souper ou encore on passe le-dit souper avec un bébé dans les bras parce qu'on n'a pas voulu tout transporter!

Ce matin, on a donc redonné un petit air de déjà vu à notre maison pour accueillir mister T., 3 ans et miss E. pas tout à fait 1 an et demi. On a rangé les jouets plein de petits morceaux et sorti le panier de jouets de bébé. On a installé le piqué et la boîte de débarbouillette humide sur la sécheuse pour le changement de couche. On a aussi sorti les couvercles à bec, le siège d'appoint et le parc pour la sieste!

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J'avais oublié combien c'était agréable d'entendre un bébé gazouiller et à quel point j'aimais les petits cuisses potelées! Que dire de fi-fille qui est ravie d'avoir une poupée vivante à s'occuper avant de partir pour l'école.  Quelle belle semaine ce sera dans notre maison de fou!

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lundi 5 juin 2017

Cours d'oeuf 101

Quand on mentionne que nous avons des poules, ce sont inévitablement les mêmes questions que l'on se fait posé depuis 3 ans. Certaines questions me surprennent beaucoup, je l'avoue, mais on comprend bien que quand on va les acheter à l'épicerie, on ne prend pas nécessairement le temps de comprendre comment ça fonctionne. Voici donc toutes les réponses à vos questions!

oeufs

 

Q : Combien avez-vous de poules?

R : Nous avons perdu le compte depuis longtemps!

 

Q : Combien d’œufs avez-vous chaque jour?

R : Ce n'est jamais pareil. L'été elles pondent beaucoup, l'hiver un peu moins. En général, nous avons entre 5 et 10 œufs par jour.

 

Q : Par poule?

R : Ça c'est ma question préféré! Elles sont productives, certes, mais si elles pondaient plus d'un œuf par jour, elles seraient épuisées les pauvres! La réponse est donc : au total!

 

Q : Est-ce que les poules pondent tous les jours?

R : Les poules rustiques comme la poule rousse (Bovan de son petit nom) et la poule blanche classique (la Leghorn) pondent tous les jours ou presque. Ce sont d'ailleurs les 2 races utilisées dans la production de masse.

Les petites races, comme les soyeuses et les polonaises, pondent beaucoup moins et par cycle. Elles peuvent pondre tous les jours pendant une semaine ou deux et prendre quelques jours de pause. L'hiver, elles pondent aux 2 ou 3 jours. Quand elles décident de couver (2 à 3 fois par été dans le cas des soyeuses), elles ne pondent plus pendant un mois et demi minimum.

 

Q : Comment ça fonctionne pour avoir des poussins?

R : Le fonctionnement est identique à celui de l'humain. L'oeuf est l'ovule de la poule, mais contrairement à la femme qui n'ovule qu'une fois par 28 jours, la poule ovule chaque jour! Par contre, pour avoir un poussin ça prend un coq dans la basse-cours et ils doivent être en contact.

 

pouleetpoussins

Q : Ça veut dire que vos œufs sont peut-être tous fécondés? Est-ce qu'on peut manger les œufs fécondés?

R : Absolument! En épicerie, les œufs ne le sont pas parce que les industries ne mettent pas de coq pour une question de rentabilité et non parce que c'est impropre à la consommation. Tant que l’œuf n'atteint pas une chaleur précise et un degré d'humidité spécifique, rien ne se développera.

 

Q : Comment savez-vous si vos œufs sont fécondés?

R : Un œil averti peut le voir sur le jaune de l’œuf. Il y a un petit point blanc sur le jaune de tous les œufs. Ceux qui sont fécondés ont un auréole plus large tout autour.

 

Q : Pourquoi les laissez-vous sur le comptoir?

R : L’œuf est naturellement protégé par une fine membrane qu'on ne voit pas à l’œil nu. Tant qu'il n'est pas lavé, il se garde à température pièce pendant 3 semaines à 1 mois. Par contre, une fois qu'il est lavé, la coquille devient poreuse et l'intérieur peut se contaminer rapidement. Il faut alors les mettre au frigo. Si vous regardez des émissions d'époque, les œufs sont toujours gardés sur le comptoir de même que si vous voyagez en Europe, les œufs se vendent « tablette » puisqu'ils ne sont pas lavés avant d'être vendus.

 

Q : Faut-il laver les œufs?

R : Il y a 2 écoles de pensées : certains disent que non, jamais au grand jamais. D'autres que oui, c'est essentiel. En épicerie, les œufs sont soumis à des règles strictes et doivent être lavés d'une façon bien précise. Chez nous, on a choisi de les garder sur le comptoir maximum une semaine et si on ne les a pas utilisé, on les brosse dans l'eau savonneuse avant de les mettre au frigo. On les nettoie toujours avant de les consommer pour être certain.

 

Q : Mon œuf contient du sang, ça veut dire qu'il a été fécondé?

R : À moins que ça ne ressemble à la photo ci-dessous (ceci étant un oeuf qui se développe depuis 2 ou 3 jours) non! Ça n'a rien à voir avec la fécondation. La poule qui l'a pondu avait simplement une irritation dans le conduit de l'oviducte (où circule l'oeuf). Peut-être avait-elle pondu un très gros œuf la veille? La coquille étant la toute dernière étape de formation, le sang se retrouve donc à l'intérieur de l’œuf. On peut simplement le retirer avec une cuillère et consommer le reste.

oeuffeconde

 

Voilà! Vous en savez maintenant un peu plus sur ce que vous mettez dans votre assiette! 

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dimanche 14 mai 2017

Un billet pour toi, ma fille, pour la fête des mères

Ma belle fille d'amour, dans quelques heures, ce sera la fête des mères. Tu devrais voir l'excitation de tes frères et de ta sœur. Ça fait une semaine qu'ils me répètent sans arrêt que ça approche, qu'ils me demandent si j'ai hâte. Pour eux, c'est comme mon Noël à moi. Ils ont préparé des surprises, ils ont caché des bricolages qu'ils ont si hâte de me donner demain. Ils ont envie de me rendre heureuse.

Mais je n'ai pas le cœur à la fête. Depuis 6 ans, je donnerais tout pour effacer cette fête du calendrier. Pas que je n'aie pas envie de dire à ma propre mère à quel point je l'aime et qu'elle me manque, que j'ai hâte de la voir. Pas que je n'aie pas envie d'avoir une centaine de câlins et de colliers en macaronis. Je ne veux pas me passer de voir cette complicité entre ton papa et tes frères et sœur qui peinent à garder les secrets jusqu'au bout. Mais cette journée me rappelle sans cesse qu'il me manque une carte, un bricolage, un bisou, une frimousse toute excitée de me faire une surprise.

Quand mini m'a tourné autour mercredi pour m'offrir mon cadeau à l'avance parce que son professeur avait dit qu'il pouvait me le donner ce soir-là, je te l'avoue à toi, j'ai dû forcer mon sourire. Je te voyais, à côté de lui, avec tes longs cheveux roux bouclés et tes points de rousseur sur le nez, me tendant ta carte identique qui n'arrivera jamais.

Mais nous deux, nous avons une chance incroyable: la chance que tu aies un papa à qui tu manques autant qu'à moi sinon plus, la chance d'avoir des frères et une sœur qui t'aime à l'infini sans même avoir pu te connaître, la chance qu'ils aient accepté, tous, de te laisser une place dans notre vie et qui la soulignent à leur manière, surtout à la fête des mères.

Aujourd'hui, ma belle Florance, c'est la fête des mères, c'est la fête de la mère que je suis grâce à mes 3 garçons, à ma fifille mais aussi grâce à toi parce que chacun d'entre vous 5, vous faites de moi la maman que je suis. Eux, je pourrai leur dire toute la journée à quel point je les aime mais toi, tu devras te contenter de ce billet ma petite fille dans les étoiles.

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samedi 6 mai 2017

L'art dans toute sa splendeur

L'art, c'est comme les fromages fins (les fromages qui puent, comme disent mes enfants!) : le goût se développe au fil du temps. Pour certains, c'est plutôt rapide, pour d'autres, ça prend du temps! Dans les deux cas, j'ai longtemps cru que c'était réservé aux gens riches et célèbres. Que monsieur et madame tout le monde devaient se contenter des impressions en grande surface et de fromage cheddar!

C'est lorsque j'ai rencontré mon homme (qui l'a appris de son père) que j'ai compris que j'avais tors. Qu'on pouvait très bien terminer un repas du dimanche avec un fromage à pâte molle ou un cheddar vieillit. Qu'on pouvait très bien avoir une œuvre magnifique accrochée au salon sans payer des milliers de dollars.

Si mon goût des fromages a évolué rapidement, celui pour les arts ne s'est pas développé au même rythme. J'adore aller au musée, apprécier ce que je vois et le travail qu'il y a derrière mais je n'ai jamais ressenti le besoin d'accrocher un tableau fait par un vrai artiste dans mon salon. Celles des grandes surfaces sont tellement plus faciles à agencer au décor! J'ai d'ailleurs mis plusieurs années à trouver belles, pour vrai, les 2 peintures que mon beau-père nous a offertes. D'ailleurs, on en a une 3e dans une boîte qui n'a encore jamais trouvé d'endroit dans la maison.

Il y a 4 mois environ, j'ai eu mon premier coup de coeur pour une artiste. Une nouvelle collègue de travail. En me promenant sur facebook, j'ai découvert qu'elle était aquarelliste et j'ai vu sa série « Balles de laine ». J'ai eu une réaction physique que je n'avais encore jamais eu en regardant de l'art. Ça m'a fait pensé au coup de foudre que j'ai eu en voyant mon homme la première fois. Je ne saurais dire si se sont les balles de laine, les couleurs, les dispositions, mais je suis tombée amoureuse de son style ce qui est plutôt inusité parce que même si j'ai toujours su apprécier l'art, je n'ai jamais aimé l'aquarelle!

Je savais, qu'un jour, j'aurais une de ses œuvres chez moi mais je n'arrivais pas à visualiser où. Par contre, un jour que j'étais assise à mon bureau, je l'ai vu sur le mur près de la porte. Elle y serait magnifique et elle ajouterait tellement de vie dans notre petit cocon sans personnalité! J'ai commandé "Tricotées serrées" et je l'ai installée tout de suite.

tricotées serrées

Et puis, il y a deux semaines, j'ai eu un flash : nous avions refait la chambre de fi-fille il y a 2 semaines, j'avais tenté de peindre quelque chose de simple mais c'était horrible et j'avais simplement mis une carte de souhait dans un cadre pour agrémenter son coin lecture. J'ai demandé à Michelle si elle pouvait me faire quelque chose de personnalisé qui irait dans le style et avec les couleurs de sa chambre. Pour le reste, je lui ai donné carte blanche.  Je savais qu'elle releverait le défi et que je serais satisfaite.  J'étais loin de me douter que j'aurais un autre coup de coeur et que je l'aimerais à ce point!  C'est ainsi que j'ai maintenant un Michelle Desgagné dans ma maison!

cabanesdoiseau

Mais ça ne s'arrête pas là : en ouvrant l'enveloppe contenant l'aquarelle de fi-fille, qu'elle ne fût pas ma surprise d'y découvrir, juste en dessous, une « balle de laine »! Je ne sais pas encore où elle ira, je vais la promener partout dans la maison jusqu'à ce que je trouve LE bon endroit pour l'accrocher mais je suis aux anges!

 ballesdelaine

Si le coeur vous en dit, allez fouiner sa page Facebook et sa boutique Etsy et retenez bien son nom parce qu'elle sera célèbre très bientôt: Michelle Desgagné!


mercredi 3 mai 2017

Lequel d'entre nous ne se brosse pas les dents?

Saviez-vous que dans une famille de 6, il y a une personne qui ne se brosse pas les dents? Est-ce toujours la même ou est-ce qu'il faut alterner chaque semaine ou chaque moi, j'imagine que c'est à la discrétion de chaque famille!

 À 6, ça en fait des choses autour du lavabo de la salle de bain pour assurer l'hygiène de base: 6 brosses à dents, 2 sortes de pâte à dent, la soie dentaire, le rince bouche des enfants, celui des plus grands, le verre et le savon. J'avais pu trouver une façon de les regrouper mais il semblait y avoir encore trop de choses sur le lavabo et les enlever pour nettoyer le comptoir prenait une éternité et quelque chose se ramasser inévitablement sur le plancher.

Il y a quelques semaines, j'en ai eu marre et je me suis mise à chercher un support à brosse à dents. Un support qui pourrait en contenir 6, avec des trous plutôt gros parce que les brosses à dent des enfants ont parfois un bout plus gros et qui serait joli pour ajouter un petit punch dans la salle de bain. J'ai fouillé dans tous les coins d'internet, j'en ai trouvé des magnifiques pour 4 brosses à dents, des super pratiques pour 5 brosses à dents, j'en ai vu pour 8 ou 10 (pour une garderie j'imagine!) mais rien à mon goût qui pouvait contenir 6 brosses à dents… curieux non?

J'en ai conclue que soit nous étions une famille peu conventionnelle avec nos 4 petites bêtes ou alors qu'à 6, l'un de nous devait se sacrifier et cesser de se brosser les dents!

Puisque nous ne prévoyons ni vendre un des enfants ni cesser de se brosser les dents, il fallait que j'utilise mes talents créateurs pour trouver une solution et c'est là que j'ai trouvé, sur Pinterest, l'idée parfaite qui ne coûterait quasiment rien puisque nous avions tout à la maison pour la réaliser : des bocaux en verre de différentes tailles, peints et bricolés pour accommoder tout ce dont nous avions besoin dans la salle de bain! En prime, le rince bouche pour adulte est maintenant complètement esthétique (celui des enfants est dorénavant dans leur salle de bain!) et j'ai pu ajouter une aloès sur le comptoir! Pour nettoyer le comptoir, il suffit d'enlever les 2 porte-accessoires, de passer un linge et le tour est joué!

Et voilà!

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dimanche 30 avril 2017

Thomas ou les signes de la vie!

Parfois, la vie est drôlement faite.  Elle nous envoie des signes exactement au moment où on en a besoin pour continuer d'avancer. 

Tout débute, la semaine dernière, samedi matin. Nous venions de nous lever, nous nous préparions parce que c'était un grand jour pour notre fi-fille. Elle s'apprêtait à aller recevoir le sacrement de la réconciliation qui sera suivi de sa première communion la semaine prochaine. L'idée m'est venue de ressortir ma chaîne et de la porter ce matin-là. Il s'agit d'un médaillon représentant une maman qui tient son enfant dans ses bras. Un petit médaillon en argent acheté lorsque Florance a mis ses ailes pour la sentir près de moi quand elle quitterait mon ventre. Je l'avais porté quotidiennement les 2 premières années mais un jour, la chaîne s'est brisée et bien que je l'aie remplacée par une vieille chaîne en or que je possédais, j'avais trop peur de la perdre et je la réservais pour les occasions spéciales. Ce matin-là, je l'ai passée dans mon cou et j'ai fait une grimace devant le miroir : un médaille argenté sur une chaîne en or, ça ne fonctionne juste pas! Fi-fille, qui me regardait, m'a fait remarquer que l'homme avait une chaîne que je pourrais utiliser. Une chaîne en argent, solide, qui faisait tomber le pendentif exactement là où je le voulais.

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Je suis donc partie pour l'Église avec le pendentif de Florance au cou. En attendant que la petite cérémonie ne débute, de la musique jouait. J'ai réalisé que c'était de la musique païenne, ce qui est plutôt inhabituel dans une Église catholique. En tendant l'oreille, j'ai réalisé que c'était la chanson que nous avions choisie pour notre première danse lors de notre mariage. Une vieille chanson de John Denver : Annie's song. J'ai donné un coup de coude à mon homme pour le lui faire remarquer et ça l'a fait sourire.

Quand nous sommes revenus à la maison, mon homme m'a mentionné que curieusement, 2 ou 3 jours plus tôt, quelqu'un lui avait demandé quel était le moment où il avait été le plus heureux et il avait mentionné que c'était le jour de notre mariage. Plus particulièrement lors de notre première danse. Wow! Déjà qu'à l'Église j'y avais vu un signe, c'était maintenant troublant.

Le lendemain, dimanche, je suis allée à l'Église avec l'aîné et fi-fille puisque celui-ci se prépare à faire sa confirmation et les rencontres se déroulent après la messe du dimanche. Quelle ne fût pas ma surprise d'entendre l'aumônier lire le passage de l'Évangile qui parle de Thomas qui avait eu besoin de voir et de toucher les marques pour croire en la résurrection de Jésus. Thomas, l'incrédule, qui ne voyait pas les signes, qui avait besoin de quelque chose de visible, de tangible, de logique pour croire. Quel drôle de moment pour me rappeler son histoire, moi qui me demandait si j'étais folle de voir tant de signes qui me semblait envoyé par Florance.  Curieusement, lorsque j'étais enceinte des jumeaux et que ma grand-mère a su que nous voulions appeler notre fille du même prénom qu'elle, elle en a été grandement touchée et m'avait demandé de nommer son jumeau Thomas.  C'était le 2e prénom de mon grand-père, elle aurait aimé que mon fils le porte d'une façon ou d'une autre. 

Parfois, il n'y a juste pas d'explication. Parfois, les signes sont trop grands, trop nombreux, pour n'être que des coïncidences. Parfois, je mets mon côté « Thomas » de côté et ça me fait plaisir de croire que ma fille m'envoie des câlins à sa façon.

mardi 18 avril 2017

Ces moments-là où la montagne est trop haute...

Ce moment où, comme maman, comme épouse, comme femme, tout va de travers. Quand la tribu a passé trop de temps ensemble et qu'entendre l'autre respirer est suffisant pour faire monter leur colère. Quand ils tournent en rond disant, pour la 163e fois de la journée, qu'il n'y a rien à faire... et qu'il est à peine 13h. Quand tu as l'impression que leur seul but dans la vie est de se promener dans la maison en secouant leurs bottes pleines de sable en se faisant un chemin en jouets, à l'image du Petit Poucet.

Quand tu regardes dehors, que tu vois le terrain plein de feuilles, les plates-bandes remplies de tiges sèches, les roches parsemées par la souffleuse dans le gazon, le jardin bien compact, les pommes qui pourrissent dans leurs feuilles sous les arbres, les buissons envahissants qui ont gagné beaucoup trop de terrain, les planches du patio qui sont molles ou carrément pourries par endroit, la peinture qui a disparue de la surface du patio et de la galerie... et que tu constates que de n'avoir rien fait à l'automne ne fait qu'augmenter les tâches à accomplir au printemps.

Quand tu soupires en te disant qu'il faudrait finir les rénovations de la cuisine un jour, que l'isolation et le revêtement extérieur de la maison doivent être faits cet été, le toit temporaire de la galerie qui doit devenir permanent ainsi que les gouttières inexistantes parce que remises chaque année depuis 10 ans.

Parce qu'on a tous ces moments où le petit vallon a l'air de l'Everest, où les banalités nous semblent des tragédies. Dans ces moments-là, la seule envie qu'on a, c'est de se rouler en boule dans son lit, se blottir dans les bras de son homme, être sourde aux cris des enfants et attendre que ça passe...

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mercredi 12 avril 2017

Réseau social loin d'être virtuel...

Si j'avais un seul qualificatif à utiliser pour me décrire, je choisirais « indépendante ». J'ai quitté la maison familiale à 17 ans pour aller au cégep en ne revenant que les fins de semaine et pendant l'été pour travailler. Je suis partie habiter chez ma sœur, dans la grande ville, à 19 ans. Quelques mois plus tard, je partais en appartement avec mon amoureux (qui est devenu mon mari) et j'ai volé de mes propres ailes. Je ne suis plus retournée chez mes parents que pour les visiter deux ou trois fois par année au départ, puis à Noël seulement, et maintenant que nous sommes dans la province voisine, j'y retourne aux deux ans.

Même si je pense à ma famille tous les jours, on ne s'appelle pas chaque semaine. Je ne suis pas une « appeleuse ». Par contre, on se donne des nouvelles par facebook, on s'envoie des photos, on se raconte nos anecdotes par messages privés, les enfants se parlent par facetime presque chaque jour. Vive la technologie!

Mais à certains moments, j'envie les gens qui ont la chance de vivre leur vie d'adulte dans le patelin de leur enfance. Je jalouse secrètement mes amis qui peuvent aller souper, un dimanche de temps en temps, chez leurs parents. Ce soutien familial à portée de main me manque.

Nous avons toutefois la chance de vivre entourés de gens dans la même situation que nous et même si on se lie plus difficilement d'amitié au fil des années sachant que c'est toujours à recommencer, les rares liens qu'on développe sont d'autant plus solides.

C'est ainsi que l'éducatrice de fiston (qui est devenue une amie) a eu accident et n'a pu trouver personne pour la remplacer pendant 2 jours. Puisque c'est plus calme au bureau, j'ai pu facilement prendre congé et j'ai offert à mon amie (et collègue!), dont les enfants fréquentent la même garderie, de m'amener ses cocos pendant ce temps parce qu'elle est toujours prête à m'aider quand j'ai besoin. Je l'ai également offert à notre éducatrice, qui s'est occupé, en plus du petit dernier, de mini et fi-fille pendant les journées de tempête cet hiver, de m'amener sa cocotte pour qu'elle puisse se reposer.

 Parce que ces gens, qu'on fait entrer dans notre vie, deviennent un peu comme notre famille le temps que nos chemins se croisent.

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lundi 10 avril 2017

Maman cane!

C'est exactement la façon dont je me sens depuis quelques semaines. Non pas que j'ai l'impression d'être suivie par 4 mignons petits canetons à la file indienne en permanence… enfin oui mais ce n'est pas ce qui m'importe présentement. C'est plutôt à cause de son allure calme, sereine, en contrôle qu'on peut observer quand elle est posée sur un plan d'eau. On a quasiment l'impression qu'elle profite doucement du soleil. Pourtant, quand on se met la tête sous l'eau, on peut voir ses 2 petites pa-pattes palmées pédaler à une vitesse impressionnante afin de garder le cap et éviter qu'elle ne dérive!

mamancane

C'est exactement moi depuis un peu plus de deux mois, au sens propre comme au figuré. Je suis plutôt silencieuse sur mon blogue, je ne décroche plus le téléphone, je refuse à peu près toutes les invitations; j'ai l'air de profiter de la vie et pourtant, mes pa-pattes se font aller au bureau comme jamais!

C'est qu'un certain dimanche de janvier, à l'heure du souper, j'ai reçu un coup de téléphone de ma chère amie. Juste à son ton de voix quand elle m'a dit : « salut, c'est moi. », je savais que quelque chose clochait. Elle venait de se fracturer la cheville, elle attendait de subir une chirurgie. Mon amie est aussi ma collègue de travail. Elle est la patronne qui travaille 5 jours par semaine, je suis son assistante qui travaille de façon variable pour suivre ses besoins. Nous formons une équipe du tonnerre! Ce soir-là, elle m'appelait pour me dire qu'elle ne serait pas au bureau le lendemain. Habituellement, je ne travaille pas les lundis, c'est ma journée bonbon avec mon petit dernier, tout comme les vendredis. Elle me demandait de garder le fort, parce qu'une de nous deux doit être au bureau en permanence, pensant revenir mardi ou, au plus tard, à la fin de la semaine.

Oh que cette semaine-là a été une vraie montagne russe! C'était la semaine la plus occupée de l'année au bureau, j'ai dû prendre plusieurs décisions importantes qui ne relèvent pas de moi en temps normal. Des décisions qui auraient un grand impact sur les autres et surtout sur ma collègue quand elle allait revenir. J'ai dû apprendre rapidement, m'occuper de la paperasse qui s'accumulait à une vitesse incroyable sur le coin de mon bureau, rester en soirée pour terminer des rapports, répondre à des courriels et des textos en mettant mon pyjama ou avant même de me lever du lit, mais surtout, je m'inquiétais pour mon amie. C'était il y a un peu plus de 11 semaines… mon amie a débuté son retour progressif au bureau il y a 2 semaines! Vous dire comment mes petites pa-pattes pédalent, j'ai sans doute des mollets d'enfer!

Mais aujourd'hui, c'est le retour à la vie normale : c'est mon premier lundi de congé depuis des lunes! Quoiqu'il est un peu forcé : c'est une journée pédagogique avec réunions de parents X3! Ça m'a fait bizarre de voir mon homme m'embrasser avant de partir tôt ce matin alors que c'est moi qui le laissait derrière avec la marmaille depuis un bout de temps! Je me suis sentie coupable, un instant, de faire la grasse matinée, de paresser au lit jusqu'à 9h40 pendant que les enfants écoutaient la télé.

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J'ai l'impression de peser 10lbs de moins : c'est la première fois, en 10 semaines, que je décroche complètement du bureau, que je ne ramène pas de travail à la maison pour la fin de semaine, que je ne ferme pas les yeux pour revoir mon grand tableau me disant que j'oubliais assurément quelque chose, que je n'envoie pas de courriel en panique, que je ne m'inquiète pas de regarder mes messages à 6h pour voir s'il y a une urgence.

Mais malgré le stress supplémentaire, malgré la charge de travail, malgré que j'aie eu l'impression d'être au bureau 24h/24 même quand j'étais à la maison, j'ai adoré mon expérience de patronne intérimaire! J'en ai appris beaucoup sur moi-même, sur ma capacité à relever les défis et à gérer l'imprévisible. Toutefois, c'est avec un immense plaisir que je recède sa place à ma belle amie et que je reprends officiellement ma chaise d'assistante!

Posté par gernouille1 à 12:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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