En mai, ça fera 2 ans que nous nous sommes lancés dans l'aventure de la basse-cour.  Notre bilan des dernières années: c'est pas toujours facile d'avoir des poules à la maison!  Pas que ce soit beaucoup d'entretien.  Au contraire: nous allons les voir le matin pour récupérer les oeufs et leur apporter de l'eau fraîche.  Quand elles n'ont pas toutes pondues, on y retourne le soir vite fait.  On rempli les mangeoires aux 2 ou 3 jours.  L'été on nettoie le poulailler aux deux semaines, l'hiver on ne fait qu'ajouter une couche de paille et on nettoie une fois ou 2.  C'est qu'elles sont bien élevées ces petites poules et savent garder leur intérieur plutôt propre pour des poules!  Ce n'est pas non plus très dispendieux: 50 kg de moulé à 34$ aux 2 mois pour une moyenne de 28 cocos par semaine, on entre largement dans notre argent.

Par contre, c'est difficile moralement, on ne se le cachera pas.  La loi de la nature est forte dans une basse-cour.  Une hiérarchie se créer et gare à celles qui ne la respectent pas.  Ou encore l'une d'entre elles devient agressive et c'est une autre qui en subit les conséquences, parfois même au prix de sa vie.  Même quand on s'en occupe le mieux du monde, on n'y échappe pas et ce n'est jamais facile de retrouver un petit corps mort, on s'attache à elles.  Si les pondeuses sont plus indépendantes et moins domestiquées (au point où elles n'ont pas de nom!) nos soyeuses sont de petits animaux de compagnie et on les adore. 

Là où ça devient plutôt prenant, c'est qu'on ne cesse de réfléchir et on a toujours mille et une idées pour rendre le poulailler plus fonctionnel, plus joli, plus agréable pour celles qui y habitent!  À chaque fois, on pense que c'est la bonne, que tout est fini et qu'il ne reste qu'à en profiter mais on voit autre chose sur internet ou alors on rencontre un problème et c'est reparti!  C'est ainsi qu'on s'est retrouvé, en plein mois de février (bon, d'accord, il faisait au-dessus de zéro et on se serait cru au printemps) en train de se bâtir un deuxième poulailler par-dessus l'extension arrière. 

Oui oui, nous avons maintenant 2 poulaillers qui suivent la vague des minis-maisons mais version "pour poules"!  Deux petits poulaillers extrêmement pratiques, ergonomiques, sans aucune perte d'espace ce qui les rend très facile à chauffer.  Pourquoi deux?  Parce que les soyeuses ne cohabitent pas bien avec les pondeuses et que nous ne sommes pas prêts à se débarasser de l'un ou de l'autre. 

poulailler

Nous avons bien assez de pondeuses pour notre consommation d'oeufs: 3 jeunes pondeuses leghorn, une maran noire magnifique, une vieille leghorn qui a une ponte moins régulière et un coq playmouth barré, Rocky, ce qui nous donne 4 oeufs par jour. 

poules

Mais nos favorites, se sont les soyeuses.  Elles sont petites, mignonnes, dociles et tellement agréables avec les enfants.  Nous avions déjà Juliette (jadis Gnoméo étant donné qu'on la croyait mâle quand on l'a rescapée l'hiver dernier) qui est une soyeuse croisée et Piou-Piou, notre premier poussin né à la maison à la fin août, fille de Juliette (de qui elle a hérité sa petitesse) et Rocky (qui lui a légué sa couleur), qui est absolument adorable qui vient se chercher un câlin dès que j'ouvre la porte.  Nous y avons ajouté, la semaine dernière, Sophie (la brunette) et Lucie (la noire) qui se faisaient bardasser un brin dans leur ancien poulailler.  Et ce n'est pas fini puisque nous espérons leur trouver un peu plus d'amis d'ici le printemps, pourquoi pas un petit coq pour avoir quelques bébés! 

poulesoyeuses

Ah non, ce n'est pas tous les jours facile mais ciboulette qu'on l'aime notre aventure et on n'a pas envie qu'elle s'arrête avant un bon bout de temps.  C'est le début d'une belle histoire d'amour!