J'aime profondément mes enfants. Je suis fière de la famille qu'on a su bâtir ensemble, mon homme et moi. J'étais encore toute petite que je rêvais du conte de fée à la « ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants »!  Mais…

 Plus la famille est nombreuse, plus la conciliation avec le travail devient complexe.

Avec les 4 enfants, viennent également la gestion de 4 écoles différentes (le petit dernier ayant commencé la pré-maternelle dernièrement), des activités para-scolaires de l'ado, des cours de danse et des compétitions de fi-fille, du suivi en orthophonie pour le petit dernier, sans compter la présidence du comité de parents (pourquoi j'ai accepté le poste?) et les amis qui vont et viennent au gré des saisons.

J'aurais bien pu rester à la maison sans même qu'on me juge, je l'ai d'ailleurs essayé quelque temps, pour me rendre compte que j'avais besoin d'un équilibre dans ma vie et que le travail en faisait partie. En théorie, je travaille à temps partiel. Dans les faits, je rapporte toujours un peu de boulot à la maison et je suis incapable de ne pas répondre à mes courriels ou de m'informer, par textos, des résultats d'examens des étudiants quand je suis absente. C'est plus fort que moi, j'aime mon travail! Vraiment!

Et au milieu de ça, quand il me reste du temps, il y a ma passion : l'écriture! Maintenant que mon livre est sorti, j'ai la tâche pas si facile d'en faire la promotion. Ça n'a rien à voir avec l'argent, c'est plutôt par envie d'être lue et de faire mon petit bout de chemin pour faire connaître la réalité qui entoure le deuil périnatal. Et comme je n'ai pas l'habitude de faire les choses à moitié, j'ai eu envie de donner un petit air de professionnalisme à ce qui me sert d'outils de promotion, c'est-à-dire mon blogue et les réseaux sociaux qui y sont associés.

Bref, nous sommes vendredi soir, le seul temps libre que j'ai eu cette semaine. L'homme a amené l'aîné à une partie de basket-ball et après avoir joué avec les 3 plus jeunes, je les ai convaincus de se faire une soirée cinéma au sous-sol histoire d'avoir une petite heure de tranquillité pour fouiner Instagram et Pinterest et, qui sait, peut-être écrire un brin.

Ça tout l'air que les 2 garçons ont décidé que ce ne serait pas si simple et que je devrais mériter ce temps pour moi : je n'avais même pas ouvert mon ordinateur que le petit dernier pourchassait son frère de long en large du corridor (pieds nus évidemment parce que ça fait plus de bruit) pendant que celui-ci le narguait tout en hurlant à répétition : «Maman, quand est-ce qu'on va avoir notre collation? » (on venait à peine de souper, il était 18h).

peteunplomb

C'est peut-être parce que j'ai été malade lundi ou à cause de la journée tempête mercredi, mais j'ai la patience à -1000. Quand j'ai vu l'état du sous-sol en allant leur dire qu'ils étaient trop bruyants, j'ai pété un plomb. Ils se sont mérités un : «ÇA VA FAIRE! RAMASSEZ LE SALON ET ALLEZ DANS VOS CHAMBRE. PAS DE COLLATION, TANT PIS POUR VOUS. » Je vous garantie que le ton employé n'a laissé aucune place à la négociation!

Pourquoi je raconte tout ça? Parce que j'avais besoin de ventiler, mais surtout parce que ça fait du bien, parfois, de savoir qu'on n'est pas seule à péter un plomb!